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Association de Photographes Néocalotypiste
L'EVOLUTION DES PROCEDES PHOTOGRAPHIQUES
Première période 1780-1852
1780 Charles . Tentatives d'obtention de silhouettes sur papier imprègné de sels d'argent.
1826 Nicephore Niepce. Gravures des premières planches héliographiques (copies de gravures sur métal sensibilisé au bitume de judée) ; essais de photographies directes ; invention du soufflet des appareils photographiques et du diaphragme à iris.
1832 Wheatstone. Premières expériences de stéréoscopie (sur dessin géométriques).
1839 Daguerre. Publication des modes opératoires du Daguérrotype.
1839 Fox Talbot .Copies par contact sur papier salé au chloro-iodure-d'argent : LE CALOTYPE .
1840 Fizeau .Virage à l'or des images Daguériennes.
1840 Donné .Premières photomicrographies sur plaques Daguerriennes.
1840 Chevalier .Objectif simple Apochromatique.
1840 Petzval .Objectif à portraits.
1841 Fox Talbot .Procédé CALOTYPE : clichés négatifs par développement d'une image latente.
1844 Martens . Appareil de photographie panoramique donnant un tour d'horizon en une seule opération.
1847 Nièpce de saint victor. Procédé de négatifs sur verre à base d'albumine.
1848 Becquerel. Photographie en couleur du spectre solaire sur plaques d'argent chloruées, des images qui ne pouvaient pas être fixées.
1850 Abbé Moigno. photographie stéréoscopique.
1851 Archer. Procédé au collodion humide.
1851 Claudet / Dubosq. Photographie mouvante par le procédé de la stéréoscopie au phénakistikope de Plateau de 1833, précurseur du cinéma.
1852 FOX TALBOT. Insolubilisation de la gélatine bichromatée sous l'influence de la lumière ; premières tentatives d'héliogravures tramées ( au moyen de tulle ).
1852 LEMERCIER / LEREBOURS. Photolithographie au bitume de judée sur pierre grainée.


Nicéphore Niépce

Nicéphore Niépce est né dans la ville de Châlon-sur-Saône. C'est en 1816, avec son frère Claude, il entreprit des recherches sur la fixation des images obtenues à l'aide d'une chambre noire portative. Niépce s'intéressa alors à la photosensibilité de nombreuses matières (chlorure d'argent, résine de gaïac, phosphore, huile) sur des supports aussi divers que le papier, le verre, le métal ou encore la pierre.Malheureusement la phothographie vient trop tard pour garder une trace de Napoléon premier, comme le regrettera le compte de Fème. C'est avec le bitume de Judée sur étain qu'il obtint, en 1826-1827, des vues de sa fenêtre, dont l'une, prise depuis sa demeure du Gras à Saint-Loup-de-Varennes, sera retrouvée par hazard en 1952.
Parallèlement à ses nombreux essais photographiques, il chercha à obtenir, par insolation de gravures rendues translucides et posées sur une surface photosensible, des plaques de métal permettant la reproduction d'images par les procédés habituels de gravure. Enduite de bitume, puis soumise à l'action de la lumière, la plaque est ensuite attaquée par l'acide nitrique (eau-forte) pour former les creux qui seront encrés.
Souhaitant multiplier les images à peu de frais, il s'inspira de cette technique pour reproduire des gravures du commerce (Cardinal d'Amboise!; Sainte-Famille, d'après Raphaël, etc.). En 1827, il rencontra Jacques Daguerre, qui poursuivait des recherches analogues sur la fixation des images. La signature, en 1929, d'un contrat d'association entre les deux hommes révèle que Daguerre a su le persuader du sérieux de ses travaux.

Louis Jacques Mandé Daguerre
Du procédé à l'industrialisation
Né à Cormeilles-en-Parisis, Daguerre fut d'abord un peintre converti dans les décors et les panoramas. En 1816, il fut chef décorateur à l'Ambigu-Comique, puis à l'Opéra. Mais c'est en 1822, avec la création du diorama, un lieu de spectacles où il présente des toiles peintes translucides, savamment éclairées et en mouvement, qu'il connut ses premiers grands succès. Personnage mondain, il impressionna Niépce le provincial, qu'il rencontra en 1826, et avec qui il signa, en 1829, un contrat d'association afin d'améliorer la qualité des images réalisées à l'aide de la chambre noire. Si Daguerre s'était déjà montré intéressé par la "!reproduction spontanée!" des images, c'est à partir de 1829 qu'il commença véritablement ses travaux chimiques. Il employa alors, comme agent sensibilisateur, l'iode sur argent dépoli à la même époque Sir William Fox Talbot poursuit des recherche afin d'optimiser son procédé calotypique. La mort de Niépce, en 1833, le décida à poursuivre ses recherches sur les propriétés photochimiques de cette substance. Il découvrit, en 1835, que les vapeurs de mercure agissent comme révélateur de l'image et que le sel marin permet de la fixer définitivement. C'est la naissance du "!daguerréotype!". Le procédé est divulgué solennellement le 19 août 1839, devant les Académies des sciences et des beaux-arts réunies. La nouvelle, qui connut un vif retentissement, se répandit rapidement dans toute la France, en Europe et bientôt dans le monde entier.

Sir William Henry Fox Talbot (1800-1877)
Le pionnier
William Henry Fox Talbot est avant tout un scientifique. Son goût prononcé pour les arts graphiue va le mener vers la photographie. Ce philologue britannique est l'un des pionniers de la photographie. Après avoir utilisé une camera obscura (chambre noire) pour des besoins de reproduction, Talbot mit au point un procédé chimique permettant d'enregistrer sur du papier une image en négatif, l'invention qui est à l'origine de la diffusion de la phothographie. N'oublions pas qu'avant chaque tirage était unique et non reproductible. Cette image négative était obtenue par le contact d'un objet sur papier sensibilisé, sans utiliser de chambre noire, et permettait de tirer plusieurs copies positives. Il publia le compte rendu de son procédé, dabord appelé dessin photogénique puis procédé calotypique, le 25 janvier 1839, huit mois avant que le peintre français Jacques Daguerre ne rende publique son invention, le daguerréotype. Pour les deux procédés, l'image développée est fixée par immersion dans un bain d'eau salée ; le processus de développement est ainsi arrêté et l'image devient permanente. En 1841, Talbot inventa le calotype, procédé grâce auquel l'image ne devient visible qu'après développement. Le papier est recouvert d'une solution de gallo-nitrate d'argent, avant et après exposition, pour être ensuite fixé. Ce procédé permet également d'obtenir une image négative, qui peut être reproduite indéfiniment. Le livre Pencil of Nature (1844) présente l'essentiel de son œuvre photographique. Par la suite, Talbot se consacra à la philologie et à l'archéologie et fut l'un des premiers à déchiffrer les inscriptions cunéiformes de Ninive

A.P.N.
26/12/04